mardi 17 juin 2014

Cris



Livre dérangeant sur la forme, et non sur le fond (encore que), Cris est en quelque sorte une juxtaposition de points de vue plus ou moins courts de soldats de la Grande guerre.

Présenté comme un roman, cris, à mon sens n’est pas un. Sans doute l’auteur dramatique qu’est Laurent Gaudé a voulu théâtraliser son propos sans vraiment y parvenir.

Cette forme n’implique gère à la profondeur, ni à l’émotion. Les multiples personnages sont à peine creusés. Ils s’expriment dans l’instant. Il ne pas aller chercher une vérité historique dans cet écrit, juste une dénonciation en règle de tout conflit qui soit.

Cris est court, mais au final, assez long à lire car il n’y a pas de liant dans ce livre. Ce n’est pas un livre sur lequel on se jette, mais celui qui traine, et que l’on termine un jour pour ne plus le voir sous les yeux. Bref, il ne me laissera pas grand souvenir
Laurent Gaudé reste pour moi un auteur assez impénétrable, et dont le propos me semble toujours aussi obscure et sans charge émotionnelle particulière. Sans doute vais-je cesser de le lire.


Cris, Laurent Gaudé
Actes Sud, Mars 2001/Collection Babel, Janvier 2004/Le livre de poche, Octobre 2005
180/128/190 pages


4ème de couverture :

Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore, retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front, « l’homme-cochon ». À l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité.
A propos de l’auteur :

Romancier, nouvelliste et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé publie son œuvre, traduite dans le monde entier, chez Actes Sud.
Il est notamment l’auteur de Cris (2001 ; Babel n° 613), La mort du roi Tsongor (2002, prix Goncourt des lycéens 2002, prix des Libraires 2003 ; Babel n° 667), Le soleil des Scorta (2004, prix Goncourt 2004, prix Jean-Giono 2004 ; Babel n° 734), Eldorado (2006 ; Babel n° 842), Dans la nuit Mozambique (2007 ; Babel n° 902), La porte des Enfers (2008 ; Babel n° 1015), Ouragan (2010 ; Babel n° 1124), Les oliviers du Négus (2011) et Pour seul cortège (2012).


2 commentaires:

  1. Je ne connais pas cet ouvrage, mais j'aime Gaudé, alors, peut-être nous retrouverons-nous

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  2. Un de mes auteurs préférés mais ce doit être un des rares titres que je n'ai pas lu.

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