samedi 22 mars 2014

Délivrance (James Dickey)


Vieux roman, repris et retraduit par les éditions Gallmeister, Délivrance méritait amplement ses galons du genre nature writting, si cher à cette maison d’édition qui choisit avec soin ses textes et ses auteurs.

Suivons quatre copains qui décident trois jours durant, d’abandonner femmes, enfants et civilisation, pour être au plus près d’une nature, et de grands espaces qu’ils savent  condamnés à brève échéances au nom du modernisme.

Ils ont tout prévu, sauf l’imprévisible…

Par la voix d’Ed, l’un d’entre eux, c’est une épopée tragique qui nous est contée ; la cruauté humaine faisant violemment irruption, c’est à  qui saura, et pourra faire ressortir son instinct de survie afin de revenir le moins mal possible de cette terrible aventure, et qui plus est, s’en sortir au regard de la loi.

Roman immédiatement prenant, Délivrance, magnifiquement écrit (et traduit), plonge le lecteur  à l’instar de ces quatre compères au coeur de cette rivière, cinquième personnage du roman, tant elle est omniprésente  et envoutante. La tension va crescendo ; l’angoisse finit par étreindre le lecteur qui n’a qu’une envie : connaître l’issue de l’aventure, et s’en remettre !!!

C’est beau à couper le souffle.
Cela donne furieusement envie d’aller s’isoler dans un tel endroit, d’y respirer, et de tout abandonner derrière soi.
Mais surtout, cela donne envie de revenir puiser dans le catalogue Gallmeister !!!


Délivrance, James Dickey
Flammarion, 1971/ J’ai lu/ Gallmeister, Juin 2013 (nouvelle traduction)
253/275 pages
Prix Médicis étranger 1971


4ème  de couverture :

  Avant que la rivière reliant la petite ville d'Oree à celle d'Aintry ne disparaisse sous un immense lac artificiel, quatre trentenaires décident de s'offrir une virée en canoë pour tromper l'ennui de leur vie citadine. Gagnés par l’enthousiasme du charismatique Lewis et bien que peu expérimentés, Bobby, Ed et Drew se laissent emporter au gré du courant et des rapides, au cœur des paysages somptueux de Géorgie. Mais la nature sauvage est un cadre où la bestialité des hommes se réveille. Une mauvaise rencontre et l'expédition se transforme en cauchemar : les quatre amis comprennent vite qu'ils ont pénétré dans un monde où les lois n’ont pas cours. Dès lors, une seule règle demeure : survivre.

Best-seller de renommée internationale, prix Médicis étranger adapté au cinéma par John Boorman, Délivrance est de ces découvertes littéraires brutales et inoubliables. À bord du canoë, happé par la voix d'Ed, le lecteur poursuit cette aventure dont nul ne sortira indemne.

A propos de l’auteur :

James Dickey est né en 1923 à Atlanta. Après avoir été pilote de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée, il devient professeur. Son premier livre paraît en 1960, et en 1965 il obtient le National Book Award pour son recueil de poèmes Buckdancer’s Choice. En 1970, il publie Délivrance, qui obtiendra le Prix Médicis étranger et sera adapté au cinéma par John Boorman (Oscar du meilleur film en 1973), ce qui assurera à cette terrible fiction une renommée internationale. James Dickey est mort à Columbia en 1997.



Pour le challenge d'Asphodèle : Prix Médicis étranger 1971
 

2 commentaires:

  1. Ha ha Mimi tu m'appelles Astophèle ?? Kézaco l'astophèle, on dirait le moustique qui donne le palu (anophèle)^^ !!!
    J'ai vu le film il y a très longtemps, un très beau film à l'époque alors si c'est retraduit chez Gallmeister, je vais me pencher dessus...

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  2. Très envie de découvrir le roman ! Hop, billet ajouté ... Bonne semaine

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