mercredi 28 août 2013

Un jour par la forêt


« Elle pleure pour sa solitude et pour le mal d’être petite dans un monde incompréhensible. »

« La culture, c’est attraper tout ce qui permet d’être soi- même. »

« Qu’est-ce qu’il penserait ,Hugo, de ces élèves ratés d’aujourd’hui qu’on envoie pas travailler dans les mines, non, mais qu’on laisse sur le bord de la route, qu’on abandonne en cours de scolarité, sans aucun diplôme, livrés à quel avenir ? »


Partons, et faisons l’école buissonnière avec Sabine. Elle n’a pas sa place à l’école, elle décroche ; non pas parce qu’elle n’est pas capable ; non, juste parce qu’il lui faudrait lui présenter la poésie de Victor Hugo autrement, la mettre en confiance, comprendre le milieu dans lequel elle vie ; parce qu’il faudrait la respecter, tout simplement.

Cette journée de relâche, sera la chance de sa vie ; elle y fera une rencontre déterminante, qui lui permettra de grandir, la valoriser. Pour la première fois Sabine se sent écoutée, épaulée. Toutes ces choses qui a l’école lui paraissaient insurmontables, et incompréhensibles deviennent pour elle  abordables, et passionnantes. Il suffisait juste d’un peu d’amour, et d’humilité.


Ce texte ciselé, tissé d’amour, et douceur nous montre que chaque élève arrive avec son histoire et son bagage, et qu’il suffit de peu chose pour perdre un enfant en cours de route.

Cette lecture me rappelle que j’ai eu aussi des Edith Lemagre durant ma scolarité ; Fort heureusement, je les rencontrées assez tardivement pour ne pas en être trop affectée.

Sans doute pourra-t-on rapprocher à cette histoire une fin idyllique ; c’est rarement comme cela dans la vraie vie. Cela étant, je ne bouderai ni la douceur de ce texte, ni les émotions ressenties ; et peut-être même qu’il pourrait me guider vers Victor Hugo…

Marie Sizun confirme avec cet ouvrage les qualités d’écriture qui m’avaient déjà touchée avec Un léger déplacement.

Je remercie les éditions Arléa pour l’envoi de ce livre.

Un jour par la forêt, Marie Sizun
Arléa, Août 2013
220 pages


4ème de couverture :

Ce matin- là Sabine, onze ans, fait l’école buissonnière. Que fuit-elle vraiment ? Est-ce la perspective d’un rendez-vous fixé entre sa mère, dont elle a honte, et son professeur de français, excédée par son attitude en classe, ou l’idée plus confuse qu’elle n’a pas sa place au lycée ?

Mais au cours de sa journée, dans ce Paris qu’elle découvre, bien des choses vont changer. Le hasard d’une rencontre lui révèlera le trésor qu’elle porte en elle.

A propos de l’auteur :

Marie Sizun a été enseignante de lettres classiques à Paris, en Allemagne ainsi qu’en Belgique. Elle a reçu le grand prix des lectrices de "Elle" et le prix des lecteurs du Télégramme pour son roman La Femme de l’Allemand.

1 commentaire:

  1. Un coup de coeur. Tant mieux, une bonne lecture en perspective

    RépondreSupprimer