dimanche 7 juillet 2013

Home


Frank Money est de retour de la guerre de Corée dans un pays en proie aux lois raciales qui demandent de la part de ceux qui les subissent un peu de débrouille. Il rente en très mauvais état, instable affectivement. Et c’est Lotus qu’il veut retrouver, la ville de son enfance, pour tenter de sauver sa sœur. Lui et Cee sont comme deux oubliés dans une famille ; ignorés par des parents préoccupés de leur gagne-pain, et persécutés par une grand-mère un peu spéciale.

Le roman commence sur une scène dont on ne trouvera la signification qu’à la toute fin de l’ouvrage. Toni Morrison, ne donne pas toutes les clés à son lecteur. Elle lui fait prendre mille et un chemin détourné pour tisser une toile qui ne prendra forme que très progressivement.
L’esclavage, l’exploitation de la minorité noire, les ségrégations…telles sont les thèmes récurrents de Toni Morrison.
Contrairement à ses habitudes, Toni Morrison, a voulu faire plus court, et plus percutant. Ne l’ayant jamais lue auparavant, je ne peux comparer. J’ai néanmoins l’impression d’un style allant droit au but, comme si, le temps passant, Toni Morrison voulait ne plus le perdre.
Home a su me prendre par la main, et m’émouvoir. Peut-être n’était-il pas l’ouvrage avec lequel rencontrer l’auteur…mais il en appellera d’autres !
Home, Toni Morrison
Christian Bourgois, août 2012
150 pages
Prix Nobel de littérature en 1993

4ème de couverture :

Toni Morrison nous plonge dans l'Amérique des années 1950.
A propos de l’auteur :

Toni Morrison est née en 1931 à Lorain (Ohio) dans une famille ouvrière de quatre enfants. Après des études de lettres et une thèse sur le thème du suicide dans l’oeuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf, elle fait une carrière de professeur aux universités de Texas Southern, Howard, Yale et Princeton. Après avoir travaillé comme éditrice chez Random House, elle obtient en 1988 le prix Pulitzer avec Beloved. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1993. Aujourd’hui retraitée de l’université, Toni Morrison a toujours eu le souci de s’entourer d’artistes contemporains - musiciens, plasticiens, metteurs en scène - avec qui elle a régulièrement collaboré. En septembre 2011, elle a ainsi présenté l’adaptation de son Desdemona par Peter Sellars au théâtre des Amandiers de Nanterre.





Pour  L'état de l'Ohio, dans le cadre du challenge de Sofynet.
 Prix Nobel de littérature 1993, pour le challenge de Laure .

4 commentaires:

  1. Lu et toujours pas chroniqué...

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  2. J'ai beaucoup aimé aussi mais comme toi je l'ai trouvé un peu trop concis.

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  3. Un livre dans ma PAL.. encore un ;) Hop, billet ajouté !

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  4. Rebonjour mimi, c'est cette concision qui m'a beaucoup plu. C'était le premier roman de Toni Morrison que je lisais: un éblouissement. Bonne journée.

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