jeudi 16 août 2012

Ici ça va


Dans la vie de tous les jours, Thomas Vinau laisse aller les pensées et les sentiments de son narrateur au gré des petits riens qui constituent son existence avec son épouse. On ne sait de lui ni son identité, ni ce qu’il est dans la vie. C’est à peine si l’on devine ici ou là ce qui le hante, et le fait souffrir au plus profond de lui-même.
S’isoler à la campagne, et retaper avec sa femme Ema une vieille demeure lui redonne goût à la vie. L’amour d’Ema lui est salutaire. Jour après jour il apprend à surmonter la perte, et à supporter le manque.
« Je porte un collier de perle noires autour de mon cou. Le collier de ceux qui gardent leurs absents à l’intérieur. Nous sommes nombreux à le porter. Je ne le sens presque pas. Il n’embarrasse plus ni mes gestes ni mes rêves. »
Si j’ai trouvé ce second roman mieux construit, et moins brouillon que le premier, si je suis davantage parvenue à intégrer l’univers de l’auteur, et à « rentrer » dans son écriture, ce style, sans histoire vraiment définie, me perd davantage qu’il comble. L’écriture, toujours aussi soignée, imagée, et poétique, passe au second plan, et ne parvient toujours pas à me toucher.
Je remercie Pitchoubinou qui a fait voyager jusqu’à moi ce livre, qui j’en suis certaine trouvera son public.

Ici ça va, Thomas Vinau
Alma éditeur (16 Août 2012)
134 pages



4ème de couverture :
Un jeune couple s’installe dans une maison apparemment abandonnée. L’idée ? Se reconstruire en la rénovant. Tandis qu’elle chantonne et jardine, lui – à pas prudents – essaie de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu’il habita enfant. Ses parents y vécurent heureux, avant que la mort soudaine du père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d’herbes folles et d’eau qui ruisselle, ce sont les gestes les plus simples, les événements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie : la canne à pêche, la petite voisine, les ragondins, la tarte aux fruits, l’harmonica. Petit à petit, il reprend des forces et se souvient tandis qu’elle lui fait le plus beau des cadeaux en ne lui demandant rien : « Elle n’a pas besoin d’être confortée sur ma virilité. Ma capacité à être un bonhomme. À construire. À la protéger. Elle n’aime pas ma perfection. Ça tombe bien. J’apprends à ne plus écouter la chanson lancinante de mes plaintes. J’apprends à rire plus fort. J’apprends à recommencer. »
A propos de l’auteur :
Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et vit au pied du Luberon. Ici, ça va est son second roman après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011)



4 commentaires:

  1. Mince tu refroidis mon enthousiasme!

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  2. Je n'étais pas trop tentée, alors ça me va... ;-)

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  3. j'ai aimé, même si je comprends tes réticences...

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